Après Comment améliorer les oeuvres ratées, l’universitaire historien de la littérature nous propose, cette fois ci, différentes façons de ne pas lire un livre et de pouvoir malgré tout en parler. Voilà le rêve de bon nombre d’étudiants, professionnels et autres satellites de l’univers livresque, réalisé ! En trois principaux chapitres, exemples à l’appuis, la méthode vous est livrée. « Livrée » : tout le paradoxe est là. Car il vous faudra lire l’ouvrage de cet iconoclaste littéraire ! Donc, ne vous y trompez pas : si l’on peut ensuite parler d’un livre que l’on n’a pas lu, il est nécessaire malgré tout de s’être constitué une sorte de bibliothèque individuelle sur laquelle s’appuyer. Et si Pierre Bayard discourt sur sa méthode, c’est en véritable érudit. La lecture est non seulement nécessaire, mais aussi et avant tout un besoin, un « vice impuni ». Merci Monsieur Bayard, vous venez de m’offrir la possibilité de réduire mon temps de travail ! Loisir à moi d’utiliser ce temps gagné à lire…L’anneau de Moebius est constitué et les librairies continueront d’exister. Alors, selon vous : lu ou non ?