Pour la première fois, la Préfecture de Police (de Paris) laisse une équipe d’historiens et d’écrivains puiser dans ses archives et reproduire les documents. Quatre siècles de documentation policière, de Ravaillac à Mai 68, l’occasion unique de voir avec l’oeil de la police. Un regard inquisiteur et biaisé. Tout est objet de surveillance, des bas-fonds aux plus célèbres. On trouvera ainsi les rapports sur l’agression de Rimbaud par Verlaine ou encore sur la surveillance d’une demi-mondaine, une certaine Sarah Bernhart…Moeurs, politique, affaires criminelles, la Police veut tout savoir… et pour cela, des techniques, notamment Bertillon et la photoanthropométrie – comment ne pas être happé par le regard, en couverture, d’André Soudy, de la Bande à Bonnot. Une iconographie incroyable, superbement mise en page et de courts textes où historiens et écrivains (Winock, Tulard, Lacouture, Pagès, Assouline…) marient avec bonheur histoire et récit.