Contrebassiste de jazz, Spjut débarque en Scanie après la libération. Musicien rêveur mais aussi lecteur, il découvre “Le voyage au bout de la nuit” et se passionne pour Céline. Aussi lorsqu’il apprend que l’écrivain s’est réfugié à Copenhague, Spjut part à sa recherche et l’aide à s’évader vers la Suède en le dissimulant dans sa contrebasse. Contraint de ce fait à passer du temps dans l’instrument, Louis-Ferdinand semble condamné à passer toute sa vie dans ce lieu incorfortable. Difficile dilemne pour le jazzman qui ne peut plus se séparer de son esclave-mentor tant ce dernier est source d’inspiration musicale. “Je pense souvent à Louis-Ferdinand Céline” est d’une drôlerie très surréaliste mais plus que convaincante. Jamais un livre sur l’auteur de “Mort à crédit” n’a fait montre d’un humour aussi décalé.
“Ma vie ressemblait à un candélabre à trois branches : la musique, les livres et les filles. Tantôt les trois flammes brillaient haut et clair, tantôt il n’en brûlait que deux, et quand ça allait vraiment mal il n’en vacillait qu’une seule.”