Nous est enfin offert, grâce à l’exigent fonds mercator, une monographie du précieux travail de Jean-Paul Philippe. Cet ouvrage vient confirmer le vertige et la géométrie auxquels Jean-Paul Philippe ne cesse de se confronter et dont on peut en percevoir l’incarnation, en ce site transitoire, non loin de Sienne où rien ne demeure sauf l’impression d’un lieu. Par sa sculpture Jean-Paul Philippe nous donne accès à un pays lointain, "une véritable archéologie intérieure", où la pierre comme empreinte est mémoire silencieuse. Il s’en dégage une grande légéreté malgré la lourdeur du matériau, comme si les formes pleines entretenaient un rapport de volume avec les formes vides. Pierres à la verticales, marelles et sièges où l’on peut s’adosser à son absence deviennent alors "lumières".