“La vie est un combat, je l’ai senti très tôt, une multitude de combats à venir. Et j’ai compris que le terrain de jeu varierait inlassablement. IL y a des limites aux coups de poing, on sait tout de suite que le grand sujet des bagarres c’est l’amour, ou même juste l’amitié, l’affection. C’est très difficile à admettre, ça ne se gagne pas comme un trophée. Et pour moi c’est devenu une obsession très tôt. Je voulais me prouver des choses, être un homme qui serait aimé d’une femme , une vraie femme.”
“L’homme qui marchait avec une balle dans la tête” a des allures de roman policier : l’itinéraire d’un homme, fils d’émigrés italiens, qui souhaite plus que tout devenir gangster. Avec méthode et application il parvient à se faire une réputation non-négligeable auprès des Milieux et même sa famille semble s’être fait une raison. Cela pourrait prêter à rire, le livre n’est pas sans rappeler l’univers d’un Benacquista en grande forme. Mais tout gangster qu’il est, notre héros n’en reste pas moins homme avec ses blessures et ses peines. Histoires de femmes bien sûr mais aussi vie familiale triste et touchante à la fois. On aurait tort de prendre le roman de Philippe Pollet-Villard pour un récit trop simple car la simplicité de la forme sert un contenu littéralement époustouflant et plein de poésie.