« C’est le commencement qui est le pire, puis le milieu, puis la fin. À la fin, c’est la fin qui est le pire », telle est la citation tirée de l’Innommable de Samuel Beckett qui vient ouvrir l’Ange au gilet rouge. D’emblée est donné le ton de ces nouvelles truculentes qui sont alimentées par une écriture d’une élégance rare. À la fois ironiques et empreintes de la tension du vide de nos existences, ces histoires tissent à travers les mots un quotidien enchanté. Pierre Autin-Grenier a sans nul doute l’art de tisser des liens de fraternité.