Le 25 août 1988 le quartier historique de Lisbonne flambe. François Vallejo présent à ce moment, témoin des flammes qui consument la ville, inscrit son roman autour de cet évènement. Il réunit dans le brasier quatre protagonistes qui refusent de quitter les décombres surveillées par la police et vont se rencontrer.
Augustina, femme autoritaire, arrogante et détestable cherche sa fille avec qui elle avait rendez-vous ; Eduardo, photographe raté est dans l’attente d’une photo qui lui donnera la notoriété ; le vieux Carniero veut surveiller son appartement, le seul bien qui lui reste et qui échappe aux flammes ; et le Français est venu à Lisbonne pour rencontrer un inconnu, porteur de révélations sur son passé. Mais l’arrivée de Juvenal va tous les déstabiliser. Homme rusé et sûr de lui, il va petit à petit lever les zones d’ombres de chacun des personnages, deviner les non-dits, les mensonges. Chacun finit par révéler ses réelles motivations.
François Vallejo campe des hommes peu aimables, mauvais entre eux, plein de mensonges et de suffisance mais auxquels le lecteur s’attache au fur et à mesure qu’il découvre la réelle personnalité de chacun. Dans cet improbable huis clos, scène où se joue une étrange pièce, les masques vont tomber. De phrases cinglantes en répliques mordantes, la tension monte et se dévoilent les tourments qui habitent les uns et les autres. Un roman d’une remarquable maîtrise qui décortique avec finesse et sans concession les ressorts de l’âme humaine. Une fiction étonnante où une narration très tendue tient le lecteur jusqu’au dénouement final.