« Ne plus bouger, ne plus partir. Surtout ne plus parler. Trouver au plus vite un endroit retiré . Avec du silence. De la lenteur. Peut-être un brin de tristesse. De préférence dans une région sauvage ».
Ainsi s’exprime Marc Travenne, dès le début du nouveau roman de Pierre Péju. Cet homme marqué par la mort de Mathieu Wolf son associé mais surtout ami de longue date a décidé de disparaître, dit-il, quelque temps. C’est en milieu plutôt sauvage quelque part en Ardèche que notre homme s’installe. Très vite la quiètude de ce retrait volontaire est troublée par l’arrivée d’une étrange femme qui fascine Travenne. C’est une rencontre bouleversante ( mais il n’imagine pas à quel point ) que l’ancien designer fait ici. Quel est son véritable nom ? Elisabeth Walter, Marion Keller ou encore Lucie ? Ce qui est sûr c’est qu’une partie de son identité réside en Afghanistan mais pourquoi ? Autant de questions, de vies que nous raconte Pierre Péju dans La diagonale du vide, titre qui revêt bien des sens mais l’écrivain n’enlise pas le lecteur, au contraire, on s’aperçoit plus que jamais qu’il est un admirable conteur.