Un véritable bijou que ce dernier ouvrage d’Arthur Bernard. Pleine de poésie, de grâce, de vivacité, teintée parfois d’humour, la plume de l’écrivain en dix tableaux de femmes et dix chapitres nous fait retrouver entre autres Gaby, ce double vagabond de l’écrivain. Ballade à travers la peinture mais aussi géographique et souterraine, évocation de l’amour ou de la mort, la narration se plaît à divaguer, digresser et à prendre de multiples voix (et voies). Toutes ces femmes sur les peintures, de la Vierge de l’enfantement à la Madone à l’enfant, disent quelque chose. Entre mémoire et imaginaire, elles viennent rappeler à chacun des personnages que la vie est ainsi faite de tant de possibles que ses fils mêlés recouvrent le temps et l’espace .