1506 . Constantinople. Michel-Ange est invité par le sultan Bayazid pour concevoir un pont sur la Corne d’Or, projet auparavant demandé à Léonard de Vinci mais rejeté. Michel-Ange en litige avec le Pape Jules II à propos de la construction de son mausolée, fuit donc l’Italie et répond à l’invitation du sultan.
Mathias Enard, dans un court texte et par une économie de moyens, nous invite à un conte oriental dans une des plus belles cités de l’époque, riche de culture, d’art et de sciences. L’artiste italien ne s’y trompe pas. A la fois fasciné et intrigué par ces impies de Mahométans, il s’éprend de la ville, du raffinement de la cour, d’une intrigante danseuse, et devient l’objet de désir du poète Mehisi.
Ici la Renaissance italienne n’a rien à envier aux splendeurs ottomanes, ni sa jalousie, ses intrigues et ses crimes. Pendant trois mois Michel-Ange se nourrit de l’ambiance stambouliote afin de créer un pont dont le projet sera admiré et retenu par Bayazid.
La suite, on la connaît, le 14 septembre 1509 un tremblement de terre dévaste Constantinople...