Andréa Pinketts (1966) est un drôle de bonhomme. Si on en croit sa biographie, il a été modèle, rédacteur publicitaire, animateur de radio et journaliste d’investigation, métier pour lequel il s’est déguisé dit-il : ”en noir pour un sujet sur la gare de Milan, en immigré clandestin, en faux acteur sado-maso et autres membres de sectes sataniques de Bologne”. On comprendra mieux la personnalité singulière de son héros Lazzaro Santandrea créé en 1992, 30 ans, vivant encore chez sa mère et sa grand-mère, immature mais lucide et intelligent à la fois, coureur de jupons, chanteur, professeur d’arts martiaux etc..etc...Beaucoup d’humour donc chez cet immense écrivain dont on lira toute l’oeuvre traduite en français.
Si par malheur, il ne fallait en lire qu’un pour cause de fin du monde, alors “Le sens de la formule” (Rivage Noir) s’imposerait irrémédiablement.