Dans le cadre de l’année France-Russie et à l’occasion de la parution de la revue Bacchanales Anthologie de la poésie russe, nous recevrons trois poètes russes :
Evgueni Bounimovitch,
Né en 1954 à Moscou où il vit, Evgueni Bounimovitch est professeur de mathématiques, journaliste et a été de 2007 à 2009 député de Moscou, représentant du parti d’opposition démocratique Iabloko. Il est l’un des fondateurs du club Poésie, organisateur du Festival de poésie de Moscou. Auteur de recueils de posésie, d’anthologies poétiques et d’ouvrages de mathématiques. Un recueil bilingue russe/français de ses poésies La salle d’attente a été édité aux Lettres Russes en 2002. Ses poèmes sont aussi traduits dans Poètes russes d’aujourd’hui, anthologie bilingue, La Différence, 2005 ainsi que dans La nouvelle Poésie russe, anthologie, Editions Autre temps, 2005.
Olessia Nikolaeva,
Née en 1955 à Moscou, elle enseigne depuis 1989 à l’Institut littéraire de Moscou. Auteur de nombreux recueil d epoèmes et publiée dans de nombreuses revues, Olessia Nikolaeva a aussi écrit un roman L’infirme de naissance traduit par Lily Denis et publié aux Editions Gallimard en 1993. Théologienne, elle a consacré de nombreux articles et essais aux problèmes de la conscience chrétienne moderne. Elle a obtenu la médaille de la ville de Grenoble en 1990 ainsi que de nombreux prix de poésie.
et Lev Rubinstein
Lev Rubinstein (né en 1947) écrit et travaille à Moscou. Aujourd’hui journaliste, chroniqueur amusé et perspicace de la "nouvelle Russie", il fut, avec Dmitri Prigov, au centre du groupe non officiel des "conceptualistes", qui, au milieu des années 1970, forma à Moscou une "nouvelle avant garde" inventive et insolente, jamais à court de formes où ratiboiser l’idéologie. En 1975, Lev Rubinstein est un simple bibliothécaire moscovite, connaissant par cœur la poésie de Pouchkine et celle de Mandelstam, attentif au langage de la rue, hôte assidu des ateliers et des cuisines où, en ces années de stagnation, se discute l’art non-officiel de la capitale. C’est alors qu’il invente, un peu par hasard, un nouveau "genre artistique". La "mise en fiches" devient très vite la "signature" de Rubinstein. Le principe rappelle celui de l’écriture-catalogue : le travail de Rubinstein est cousin de celui de celui de Perec, que Rubinstein ne connaissait pas alors. Le travail de Lev Rubinstein est aujourd’hui largement reconnu en Russie, où il a trouvé son public grâce à ses lectures-performances personnelles, à deux recueils à la typographie superbe, publiés par deux des meilleures maisons d’édition de Saint-Pétersbourg et de Moscou, et à la prise en charge de ses "textes" par le théâtre vivant : mises en espace, mais aussi ballet, spectacles bilingues, travail en musique, etc. En 2002 et 2003, des textes de Rubinstein ont été montés et lus à Paris (dans le cadre de la manifestation « Moscou sur scène », mise en espace par les comédiens du JTN, décembre 2002), et à Toulouse, au Théâtre des quatre vents, mise en voix et en espace Hélène Henry et Franck Loiret (avril 2003).
Lecture de textes par Chris Deis, comédienne
Cette soirée est organisée en collaboration avec la Maison de la Poésie de Saint Martin d’Hères.