Que dire sur Jim Harrisson. Ecrivain américain reconnu, adulé, étudié, lu, relu...Que peut-on écrire alors sur le dernier extraordianire roman de notre homme ? Déjà ceci, que ce livre est effectivement extraordinaire, lumineux et intelligent. Donald a quarante cinq ans, il est métis Chippewa-Finnois et souffre d’une maladie incurable, celle de Lou Gehrig. Prenant conscience que personne ne sera capable de transmettre à ses enfants l’histoire de la famille, il commence à la dicter à sa femme Cynthia. Peu à peu Donald se dévoile et Harrisson de nous conter une vie singulière teintée de spiritualité indienne et d’amour.
Parallèlement à la sortie du roman, Brice Matthieussent (ami et traducteur de Harrisson) publie en poche un abécédaire sur l’écrivain du Michigan. Tous les thèmes chers à l’auteur sont passés au crible. On apprendra dans l’émouvante préface que “Big Jim” n’obéit pas aux clichès et formules toutes faites à son égard du genre “écrivain des grands espaces-alcoolisé-perdu dans la cabane etc..”. Matthieussent nous explique simplement l’homme en vie mais souffrant qu’est Harrisson et qu’une forte corpulence et une bonhommie naturelle ne signifient pas joie de vivre chronique et idiote.