En 1948 Zao Wou-Ki venant de Shanghai s’installe avec son épouse à Paris. Immédiatement il sillonne la France, d’abord en train puis en voiture, de la Montagne Sainte Victoire à l’île de Ré ou la Savoie. A partir de 1951 il voyage en Suisse puis en Espagne et en Italie. Fruit de ces voyages, ces carnets ne révèlent pas la localisation précise des lieux qui les ont inspirés. Nature, montagne et architectures sont les sources majeures d’inspiration du peintre. Au cours de l’un de ses voyages, il découvre la peinture de Paul Klee et peu à peu son travail évolue vers une utilisation grandissante du signe, Zao Wou-Ki inventant là son propre langage pictural.
“Montrer en dissimulant, briser et faire trembler la ligne directe, tracer, en musant, les détours de la promenade et les pattes de mouche du pinceau rêveur, voilà ce qu’aime Zao Wou-Ki , et, tout à coup, avec le même air de fête qui anime campagnes et villages chinois, le tableau apparaît, frémissant joyeusement et un peu drôle dans un verger de signes.” Michaux (préface d’un catalogue)